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  Tester son activité.

Le test d’Activité, un outil pour faciliter l’installation de nouveaux agriculteurs.

 

« Le test d’activité consiste à développer une activité agricole de manière responsable et autonome en grandeur réelle, sur une durée limitée  et dans un cadre qui limite la prise de risque, afin d’évaluer le projet et soi même dans un but de décider de la poursuite , de l’ajustement ou de l’abandon du projet. Ce test peut être réalisé sur des espaces test ou sur des fermes déjà en activité.

 Il met à disposition des porteurs de projets un cadre légal d’exercice du test, des moyens de production, un dispositif d’accompagnement adapté, et un réseau dense de partenaires locaux.

 Le test d’activité agricole permet de :

  • Redéployer une agriculture de proximité, créatrice d’emploi
  • Favoriser l’installation de personnes non issues du milieu agricole
  • Sécuriser les reconversions professionnelles et les parcours d’installation
  • Renouveler le travail collectif et coopératif en agriculture
  • Proposer de nouvelles formes de gouvernance territoriale

 Plusieurs cadres juridiques et réglementaires existent pour permettre le test : il s’agit de pépinières d’entreprises, de couveuses et des coopératives d’activités. »

 Extrait de la publication « Les espaces test agricoles : une diversité de dispositif au service de l’installation agricole

Publication Réseau Reneta/ Celavar Auvergne

 

En Bretagne, nous développons une pratique plus informelle de test prenant appui sur des fermes et facilitant l’installation : Les Nids d’activité

 

  • Les Nids d'activités

Dans un contexte régional foncier complexe en termes d'installation (plus de 1600 porteurs de projet en recherche de foncier) et de transmission (une seule installation pour 3 départs en retraite), les « Nids d'activité » apparaissent comme une véritable alternative à l'installation agricole et permettent des périodes de test en conditions réelles.

 

En effet, le « Nid d’activité » est défini comme une forme d'installation consistant pour un agriculteur à mettre à disposition de la terre ou des bâtiments, à laquelle peuvent s'ajouter un prêt de matériel, un échange de savoir-faire ou une insertion territoriale pour qu'un porteur de projet puisse se tester et créer une nouvelle activité.

 

 Cette mise à disposition peut aboutir à une installation réelle sur place (individuelle ou en société). Il y aura donc la naissance d’un nouveau siège d’exploitation sur la ferme ou création d’un nouvel emploi par association dans l’entité existante.

Elle peut également servir de période de test pour expérimenter son activité. En effet, pour des personnes non issues du milieu agricole ou qui s’oriente vers un autre type de production que celui de la ferme familiale, il peut être « rassurant »  de pouvoir tester son activité avant de s’y engager (ce que permettent également les couveuses d’activités ou espaces test).

Les nids d’activité permettent de se construire un réseau sur le territoire, de se faire connaître, et ainsi de faciliter l’accès au foncier ou la mise en place de débouchés.

 

 

La mise à disposition se fait le plus souvent et spontanément à titre gratuit mais elle peut également être à titre onéreux.

 

Exemples :

ò    Olivier s’est installé en 2009 comme paysan boulanger. Son projet a pu se concrétiser grâce à un nid d’activité : Jacky, éleveur de la commune a choisi de lui mettre un peu de foncier à disposition, et de lui apporter un soutien technique, matériel, humain… Aujourd’hui, l’exploitation d’Oliver est viable, et il envisage à son tour d’accueillir un porteur de projet au sein d’un nid d’activité sur du maraîchage.

        Ce type d’installation a permis à Jacky de créer une nouvelle dynamique sur son exploitation et d’anticiper sur l’avenir, notamment sur les questions de transmission. Quant à Olivier, il a pu bénéficier d’un cadre sécurisant pour lancer son activité et faire sa place sur le territoire.

ò    Bruno fait son stage chez Jacques pour finir ses études (BTS ACSE). Au sortir de son parcours, il souhaite s’installer mais n’est pas issu du milieu et trouve quelques difficultés à trouver du foncier. Etant resté en contact avec Jacques, celui-ci va le mettre en relation avec Paul, un ami à lui (éleveur laitier en système herbager) qui est en possibilité de libérer 3 hectares pour installer un jeune. Bruno et Paul se rencontrent alors. Bruno s’installe alors sur les terres de Paul qui lui loue ces 3 hectares. Bruno bénéficie en plus du savoir-faire de Paul, de conseils avisés très utiles lorsque l’on débute dans le milieu, mais également de quelques outils. Bruno peut alors débuter son activité sans trop investir  et gagner son autonomie vis-à-vis de Paul progressivement.

 

Le  collectif des Nids d’Activité réunit les associations , Entraide Rurale, la Marmite, la FDCIVAM 35 et Terre de Liens Bretagne, laquelle s'est dotée d'une juriste courant 2012. D’autres partenaires gravitent autour de ce projet (CAE Interactiv’, GAB 56, Civam 29, ADAGE 35…).

 

Concrètement, notre collectif de travail a pour objectif de développer :

-   l’échange et la capitalisation des pratiques ;

-   la mise en relation entre « accueillants » et « accueillis » ;

-   l’accompagnement de projets de nids, surtout dans la définition du « contrat moral », qui va permettre de définir les règles du partenariat, qui sera accompagné ou pas de contreparties en fonction des cas, voire de contractualisation ou d’association ;

-   la recherche de réponses juridiques avec la présence d’une juriste ;

-   ce type d’entraide et d’accès innovant et simple à la terre.

L’action Nids d’activité a pris une dimension nationale avec l’adhésion au réseau RENETA (Réseau National des Espaces Tests Agricoles) afin de mutualiser avec les espaces-tests agricoles du territoire national et de faire remonter au niveau des instances politiques nationales le besoin de créer un statut spécifique au porteur de projet en test agricole.

Plaquette de présentation des Nids d'activité


  •   Entraide Rurale en Pays de Vilaine (35)

C'est une association d'insertion et de qualification qui met en relation agriculteurs et salariés agricoles dans une démarche de formation préalable à l'installation.

Responsable : M. Hubert Sandré
Président (e) : M. Laurent Chaupitre
Adresse : 1, rue du tribunal BP 50624
35606 Redon Cedex
Tél : 02 99 72 39 14 Fax : 02 99 72 56 47
Mel : geiq@entraiderurale.net

 

  • Les Coopératives d'activités et d'emploi

Bien qu'il n'en existe pas en Bretagne pour les activités agricoles, selon la nature de votre projet, cela peut vous intéresser. Avant Premières dans les Côtes d'Armor, La Chrysalide dans le Finistère, Elan Créateur en Ille et Vilaine, etc.

Ces coopératives s’adressent aux personnes qui veulent créer leur activité ou leur emploi mais qui ont besoin de tester la viabilité de leur projet en grandeur nature. Sous couvert de la coopérative d’activités, le porteur de projet peut effectuer tous les actes de commerce nécessaires à son activité. Il est autonome mais accompagné par des professionnels de la création d’entreprise. Il développe son projet à son rythme et en fonction de ses propres objectifs, en toute sécurité.

Retrouvez plus d'information sur leur site internet : Coopérer pour Entreprendre..

 

  • Le CPI : contrat Parrainage installation

Le CPI permet de se mettre en situation sur la ferme à reprendre avec le transmetteur ou avec son futur associé.

Il permet ainsi de découvrir la ferme à reprendre et de se familiariser avec l’ organisation avec le cédant ou bien de valider un projet d’association en testant sa capacité à travailler en équipe avec le ou les associés présents.

Il a une durée de trois minimum et peut être prolongé jusqu’à 12 mois. C’est le porteur de projet qui y a droit. Si le contrat s’arrête en cours, le porteur de projet pourra bénéficier d’un nouveau contrat sur la durée restante ne pouvant excéder les 12 mois initiaux.

L’agriculteur doit prendre une assurance pour le stagiaire, il n’est pas tenu de le rémunérer. Il peut cependant compléter l’allocation versée au stagiaire, ce versement est soumis aux cotisations sociales.

Le stagiaire perçoit une allocation de l’état de 652€/mois qui peut être complétée par une aide du département d’Ille et Vilaine de 300€/mois durant 6 mois.

Il est possible de percevoir des droits au chômage (plus d’infos, contact Murielle Kerjean).

Il faut compter un délai de 2 mois avant la date de début de stage : dossier de demande d’aides, convention de stage puis passage en CDOA.

Contact en Ille et Vilaine : Murielle Kerjean, Chambre d’Agriculture d’Ille et Vilaine : 02 23 48 28 45

 

  • La Coopérative d'installation en agriculture paysanne

Installation progressive en Loire Atlantique : les outils sont en place, la coopérative est là

 Porteur de projet en cours d’accès au foncier, Paysans prêts à soutenir localement ces dynamiques, élus locaux… A vous de jouer ! La Coopérative d’Installation en Agriculture paysanne accueille ses porteurs de projet vers l’installation.

 EN BREF

La coopérative a pour objet de :

-          sécuriser le parcours à l’installation sur des projets créatifs par l’acquisition d’un statut, le soutien d’un réseau dans un cadre collectif

-          permettre une professionnalisation des porteurs de projet et une insertion territoriale, clé d’une installation pérenne et solide

-          rendre accessible l’installation agricole à des porteurs de projet qui en sont aujourd’hui écartés faute de formation, d’insertion locale, de compétences entrepreneuriales, de capacité de financement ou tout simplement d’accès au foncier et donc la démultiplier

-          répondre aux demandes de collectivités territoriales qui souhaitent s’investir dans le soutien d’une agriculture plurielle de leur territoire

 Pour se faire, la coopérative met en œuvre des outils d’accompagnement concrets :

-          la couveuse en maraichage, pour mettre en place et gérer un plan de production sans prise de risque financier et social

-          le stage paysan créatif, pour ancrer son projet localement et mobiliser les ressources du territoire au service de l’installation (accès au foncier, débouchés commerciaux, entraide…)

-          la coopérative d’activité et d’emploi pour démarrer progressivement comme entrepreneur salarié ou sous statut CAPE avec un dispositif de préfinancement des premiers investissements pour prendre le temps de gagner en légitimité concrète (production, commercialisation,…) auprès des financeurs notamment.

 

FOCUS : LE STAGE PAYSAN CREATIF

Qui ?

Vous savez où vous voulez vous installer, vous avez, ou au contraire, vous êtes en difficulté pour accéder au foncier nécessaire . Vous souhaitez prendre le temps d’installer votre projet sur ce site, ce territoire, mettre en œuvre progressivement votre outil de production, finaliser votre dossier d’installation, mobiliser financements et circuits de commercialisation, avant d’être dans le feu de l’action de la production.


Quoi ?
Vous pouvez bénéficier de l’appui d’un groupe local (paysan référent, élu local, et autre collectif à constituer AMAP, CIGALES, GFA, …), d’un accompagnement global sur votre projet et de formations complémentaires, d’un statut de stagiaire de la formation professionnelle avec indemnisation et couverture d’assurance maladie et professionnelle, le temps de mettre en route concrètement votre activité.


Comment ?
En vous rapprochant de la CIAP, vous avez l’opportunité d’être en stage chez un paysan référent à proximité de votre site. En parallèle, vous mettez progressivement en place votre outil de production chez vous. L’occasion de bénéficier d’un coup de main (ou de matériel !) du référent comme dans une banque de travail, pour les premiers travaux de mise en place du site (bâtiments, tunnels, travail du sol…). Vous finissez ainsi le stage à temps plein sur votre ferme et vous vous installez avec un outil de production directement productif. L’activité de production et de commercialisation peut même commencer légalement au sein de la coopérative pour ceux qui le souhaitent.
Ce stage est l’occasion chez un producteur de même production ou de production complémentaire (parfois un métissage des 2) de connaître et de travailler avec les producteurs du secteur mais aussi les clients, de se familiariser avec son site et ses particularités sans impact directement productif.


Par ailleurs, ce stage est accompagné de 200h de formation au service de la finalisation de votre projet d’installation :
-    un tronc commun autour de vos circuits de commercialisation, de la gestion de votre entreprise, du financement de cette dernière, de la communication à mettre en place. L’occasion d’expérimenter en faisant directement sur votre site,
-    un parcours de formation complémentaire personnalisé chez les partenaires techniques en fonction de vos besoins (GAB, AFOCGA, …)
-    un suivi individualisé et du temps pour vos démarches administratives
-    et l’appui à la mise en place d’un groupe d’appui local à composer en fonction de vos besoins.


Pour ceux qui auraient besoin d’une avance de financement pour la mise en place du site, il peut être étudié à partir de 6 mois de stage une mutualisation des premiers investissements, en lien avec le comité de suivi et d’engagement de la CIAP et le groupe d’appui local (montant plafonné à 30 000€).


L’objectif est de constituer un relais pour permettre au plus grand nombre, plus ou moins de 40 ans, de s’installer à terme dans le cadre du dispositif aidé national ou départemental.


N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’information, que vous soyez futur stagiaire ou futur référent, que vous soyez porteur de projet ou que vous en connaissiez qui seraient intéressé-e-s, nous sommes à votre disposition : Claire Lavaur pour la Coopérative d’Installation en Agriculture Paysanne 02.40.20.83.93 ciap44@orange.fr

 Présentation du stage Paysan créatif

  • Reneta (Réseau National des Espaces test Agricoles)

En 2012 naissait Reneta, un réseau pour les espaces-test agricoles qui comprend déjà plus d’une quarantaine de structures adhérentes. Créer dans une logique d’échange de savoirs, il se veut aussi un plaidoyer devant les décideurs.

 “Nous comptons parmi nos adhérents 10 espaces-test en fonctionnement et 26 structures en projets, plus 7 membres associés tel que le réseau Inpact ou Terre de liens”,

Cette association, née en mars 2012, regroupe surtout des espaces tests en maraîchage, parfois aussi de l’élevage comme c’est le cas avec les Champs du possible, constitué par les Amap d’Ile de France, accueillant de futurs bergers, ou Coups d’Pousses, à Barjac, qui regroupe plusieurs activités agricoles, dont l’élevage de bovins.

 L’espace-test, c’est quoi ?

  Il s’agit d’une entité fonctionnelle dans laquelle on retrouve un ensemble de structures partenaires - lycées, collectivités, associations, coopératives, etc. -, la couveuse étant le cadre légal portant les activités, le matériel, le foncier et l’accompagnement des porteurs de projets, notamment par un tutorat.

Reneta a été créé dans une logique de compagnonnage par des échanges de pratiques, des rencontres et des formations, comme sur des aspects juridiques, précise Jean-Baptiste Cavalier. De plus nous avons un rôle de plaidoyer devant le ministère de l’Agriculture et celui de l’Économie sociale et solidaire. Une réflexion est aussi menée sur la création d’un fond d’investissement qui faciliterait le montage d’espaces-test.” La certification bio n’est pas un préalable, mais la plupart des structures sont dans cette démarche. “Toutes n’ont pas le label, mais doivent adhérer à la charte qui promeut une agriculture de proximité respectueuse de l’homme et de l’environnement”, ajoute l’animateur.

 Contact Reneta :

55, rue Saint-Cléophas 34070 Montpellier

contact@reneta.fr/ 04 67 06 23 66 et 06 78 53 45 58